RÉSIDENCES

À partir de 1996, année de son adhésion au Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), le LOBE se concentre résolument sur la diffusion de projets crées en résidence. Cette orientation névralgique en fit l’un des premiers centres d’artistes québécois doté de cette particularité. Malgré le fait qu’entre ses murs cette pratique soit florissante, Il est encore aujourd’hui l’un des rares lieux au Québec qui réserve l’ensemble de sa programmation régulière à des œuvres produites en résidences.

Corollairement, en plus de soutenir et de diffuser les projets artistiques conçus au sein de ses résidences, le centre s’active de mille façons, témoignant sur toutes les tribunes de l’évolution de cette pratique. En respectant la philosophie du LOBE, à travers une certaine perte de repères, un processus de déterritorialisation, la notion de résidence porte elle-même comme un vertige, un re-questionnement constant.

Sans compter cette valeur ajoutée, le fait que l’éloignement et la relative nordicité du centre en font un endroit idéal, un lieu suffisamment loin pour faciliter cet état de grâce et garantir la paix, le décrochage et le recul essentiel à un projet de recherche et de création in-situ. Par ailleurs, un enracinement réel dans l’espace d’exposition permet des transformations encore plus radicales de la configuration des lieux. Via l’adaptation de l’artiste à un nouveau territoire, la résidence est aussi synonyme d’un caractère évolutif, d’une certaine prise de risque permettant de se rendre ailleurs.

Comme il est mentionné dans les différents appels de dossiers du centre, favorisant le potentiel créateur des défis plutôt que de la constance, les notions de contre-pratique et de projet casse-gueule sont inscrites dans le code génétique du LOBE. Ils font partie en quelque sorte de son lexique de base. C’est en vertu de cela que dans le choix des artistes pour les différentes résidences, le LOBE soutien la recherche, l’expérimentation, les pratiques innovantes et plus particulièrement celles qui induisent une réflexion sur la place et les modes de présentation de l’art.

Les projets comportant un réel potentiel de dévoiement ont conséquemment toujours été priorisés. Cette spécificité du centre a donné l’occasion à nombre d’artistes de s’auto-bousculer, de faire face à de nouveau défis, mettant au monde des projets qu’ils n’auraient pas nécessairement réalisé dans leurs milieux respectifs ou qui ne s’inséraient a priori tout simplement pas dans leurs démarches.

Ce qu’il faut préciser sur le travail de ces artistes en résidences, c’est qu’une myriade de disciplines sont impliquées, le LOBE s’étant toujours refusé au cloisonnement. Dans cette grande alchimie entre les champs disciplinaires on a pu découvrir des artistes interdisciplinaire ou travaillant la sculpture, l’installation, la peinture, les arts numériques, le théâtre, la poésie sonore, la performance, la vidéo, la bande-dessinée, l’art web ou la photographie, pour n’en nommer que quelques-uns.

Toujours en écho avec les mêmes orientations, les résidences sont dorénavant en cohésion à une réflexion critique thématique choisit par notre commissaire, aussi en résidence sur deux ans.

 

Espace Plateforme.
Résidence Artiste Sénior.
Résidence Régulière.
Longue Résidence d’Été.

Résidence Commissaire.

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