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Bianca, Consuelo Ramos, Dom Cobb, Eliza, Léolo Lozone, Ludvigo, Malevitch, Morpheus, ███ ███ ███, Thomas A. Anderson, Trinity, Xav BD et Yorick

I’m too many to tell you

Résidence 5 au 29 mars 2018
Ouverture de résidence 8 mars 2018 en formule 5 à 7
Huis-clos 8 au 11 mars 2018
Exposition 30 mars au 20 avril 2018
VERNISSAGE 30 mars 2018 à 17h

Je vais être tout a fait honnête envers vous, je hais cette exposition, cet art, cette prison, cette réalité peut importe comment vous la nommez, je ne peux plus la supporter, elle sent la merde.
Si ces intrigues existent je suis envahi, cerné par cette machination.
Je sens d’ici vos questionnements, et toutes les deux minutes j’avoue que j’ai peur d’en être infecté tellement ceci me répugne.
J’ai besoin de m’échapper, j’ai besoin qu’on me libère, c’est dans votre esprit qu’est la clef de l’intrigue, ma clef, une fois qu’on aura fini ce vernissage ils n’auront plus besoin de moi est-ce que vous comprenez ça?
J’ai besoin des codes, je dois m’introduire au cœur de cette réalité et tu dois me dire comment je dois faire pour enfin y comprendre quelque chose.
Le choix vous appartient.

– M. Smith

 

Le Lobe démarre sa programmation 2017-2019 sous la thématique Trop de réalité par une résidence-exposition collective de 13 artistes! Bianca, Consuelo Ramos, Dom Cobb, Eliza, Léolo Lozone, Ludvigo, Malevitch, Morpheus, ██ ██ ██, Thomas A. Anderson, Trinity, Xav BD et Yorick se partageront l’espace d’exposition le temps d’un basement-beach party de trois jours, le temps d’une résidence, le temps d’une exposition.

Du 8 au 11 mars 2018, les artistes se sont prêté à une période d’enfermement de 60 heures avec le commissaire. Le public était invité à assister au départ de ce huis-clos le 8 mars en formule 5 à 7. Ce genre de méthodes alternatives de préparation artistique cherche à honorer l’autonomie créative des artistes, leur laisser un maximum de temps de préparation et stimuler la complicité, le partage, la fomentation et la contamination non hiérarchiques entre artiste et artiste commissaire.

Biographies des artistes.

 

Description de l’exposition

Dans une alcôve juxtaposant la galerie se trouve un fauteuil blanc et une petite table ronde contenant une lettre manuscrite rédigée en bleu. Le cachet de cire bleu royal de la lettre a été rompu et la lettre, non signée, déposée à côté, dont le titre est « Établissons un code : si vous recevez de moi une lettre écrite à l’encre ordinaire, bleue, je dis la vérité; si elle est écrite à l’encre rouge, je mens« . Derrière et sous le fauteuil, une zone peinte en vert vidéo, comme pour utiliser le fauteuil dans le tournage d’un film.
La salle d’exposition présente de nombreux cartels dont les informations y sont imprimées soit en bleu, soit en rouge.
À l’entrée de l’exposition se trouve une bicyclette bleu royal d’où partent deux rallonges électriques oranges. Celles-ci parcourent le plafond et sont connectées au système d’éclairage de la galerie, de sorte qu’il faut pédaler pour en maintenir les lumières allumées.
À droite se trouve un vinyle autocollant miroir avec lequel le titre de l’exposition et le nom des 13 artistes exposants sont affichés. Un des noms est censuré, remplacé par une série de bandes miroir.
Sur le mur de gauche, 7 pages géantes aux proportions d’une page standard couvrent tout le mur, formant avec une dernière page sur le mur du fond un script de film. Il est intitulé Dialogue avec Morpheus – scène 101. À l’opposé de cette dernière page (sur laquelle sont tracés deux carrés concentriques en suites de 0 et de 1) est visible ce qui semble être une reproduction de Carré noir sur fond blanc de Kasimir Severinovitch Malevitch. Un symbole de dollar ($) vert forêt a été tracé à la canette aérosol sur cette œuvre. Il dépasse quelque peu du carré noir.
Au centre de la galerie, un podium d’environ 30 centimètres de haut couvert d’un motif alternant les carrés noirs et blancs présente 3 livres, dont Introducing Evolutionary Psychology de Dylan Evans et Oscar Zarate qui est posé sur sa quatrième couverture. Un autre de ces livres, Simulacres et simulation de Jean Baudrillard est ouvert et entaillé d’un trou carré. Une disquette d’ordinateur 3.5″ noire de même dimension que le trou est posée à côté. Le dernier livre est ouvert et posé sur un miroir qui en reflète le titre : Out of control – The New Biology of Machines, Social Systems, and the Economic World de Kevin Kelly.
Sur le sol à proximité du podium se trouve un petit écran diffusant une courte scène de film de très petite taille. Dans cette scène, un homme vu du dessus descend un escalier jusqu’en bas. La scène en boucle donne l’impression qu’il descend éternellement l’escalier. L’écran est alimenté par une rallonge électrique orange qui se connecte au plafond. Sur le mur suivant (face aux grandes pages), trois pages extraites de la Bible TOB (p.23, p.93, p.159) sont accrochées à hauteur des hanches. Les passages liés au « démon Légion » y sont soulignés. La bible (d’où proviennent les pages) est posée au sol.
Très haut au-dessus de ces pages est accroché le petit portrait encadré d’un homme âgé au crayon graphite. On dirait un portrait-robot.
Sur le dernier mur, celui sous les fenêtres de la galerie (dont seulement la fenêtre centrale n’a pas été bouchée), une table foncée présente une nature morte recréant une image photocopiée qui est aussi présente sur la table.
Une des pattes de la table a été calée avec un exemplaire plastifié de L’Avalée des avalées de Réjean Ducaharme.
Près de celle-ci, une toupie tourne d’elle-même de façon ininterrompue. Une dernière rallonge orange part de la table pour se connecter à une prise murale.
Près d’une fenêtre bouchée ont été installés deux haut-parleurs. À 16h exactement, heure de la fermeture de la galerie, on y entend un court extrait de la chanson Non, je ne regrette rien d’Edith Piaf.

Crédit photo : Patrick Simard


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