PIERRE-OLIVIER TANGUAY

LE DÉCLIN DES LUMINAIRES | 1er septembre au 1er décembre 2017

«Pour moi, la réalité est un ensemble constitué de visions fragmentaires, je crois qu’il est impossible de produire des objets suscitant une interprétation universelle. M’inspirant de cette relation inconciliable entre le monde perceptif et le monde physique, je tente de créer des récits exploitant les possibilités qu’offre cette relation conflictuelle. Pour ce faire, je superpose divers objets riches en significations, afin de créer de nouveaux symboles; dévoilant ainsi les bases de mon imaginaire, ma mythologie en devenir.

À travers cet imaginaire, je souhaite explorer les interactions diverses qui se produisent par le biais de thématiques comme la science-fiction, l’industrialisation, l’anthropologie, la culture populaire ou encore la post-modernité. Plus près de moi, on retrouve des intérêts liés à la foresterie et au monde de la chasse, auxquelles je m’identifie fortement. Le récit est un prétexte pour tisser des liens inexistants, imbriquer des concepts qui s’opposent ou forcer des relations. À travers ces mécanismes, je m’approprie ces éléments, je les transforme à travers un travail plastique basé sur la sculpture et le dessin.

Ces objets, souvent sculpturaux, par leurs multiplications et leurs dialogues, s’additionnent, afin de créer des récits que j’organise de manière à ce qu’il reste des éléments manquants. Bien que mes constructions soient empreintes d’un savoir-faire qui leurs confère un certain réalisme, je mets d’avant des éléments traités avec maladresse et grossièreté. Ce sabotage agit comme un catalyseur qui marque le décalage entre le réel et l’artifice.

Ces histoires sont des métissages que je construis comme des mythes, afin de constituer ma propre mythologie, une mythologie composée de fantasmes et d’associations douteuses. Ces mythes sont le fruit d’un regard naïf et juvénile que je porte sur la société. Je m’intéresse au récit, par l’appropriation de symboles afin de créer une satire à travers un univers violent teinté de machisme.» (Pierre-Olivier Tanguay)

 

 

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