arkadi lavoie lachapelle

RÉSIDENCE 15 avril au 9 mai 2019
EXPOSITION 10 au 31 mai
HUIS-CLOS 12 au 15 avril
VERNISSAGE 10 mai à minuit!
(POÉSIE-FONDUE à 18h)

Je veux me sentir libre
comme quand on roule la nuit
dans une ville inconnue
et que les feux rouges flashent

Marie-Andrée Gill, Chauffer le dehors, 2019

Habitée par la pièce Fuck toute de Catherine Dorion et Mathieu Campagna (qui plongeait ses spectateurs dans le noir le plus complet) et par Rêver l’obscur – Femmes, magie et politique de Starhawk, arkadi construit sa résidence avec la nuit et l’obscurité comme pistes, lieux de gestations et de rencontres sacrées. Conséquemment, l’artiste et le commissaire font le pacte de vivre de nuit jusqu’au vernissage, après s’être enfermés 60 heures en galerie pour apprivoiser l’obscurité à venir. Ils ont même choisi d’adopter leur propre fuseau horaire temporaire (UTC-11). Le soleil se couche et il est à peine 13h37.

Rêver l’obscur, c’est rêver nos peurs. Et en l’occurrence ce qui surgit dans la gêne ou le ricanement, ne serait-ce pas finalement ce qu’on pourrait appeler « peur du peuple »? […] Le peuple est dangereux, ce que montre le démagogue qui sait faire appel aux monstres enfouis. Seule une pédagogie rationnelle, qui le sépare de ses démons, peut constituer ce peuple en cette force d’avenir auquel en appellent ceux et celles qui seront tentés de ricaner.
Lorsque l’on se confronte à cette peur qui se tapit derrière les alternatives indépassables (les grandes disjonctions entre Lumière et Obscurité), il vaut mieux ne pas être seul.

Isabelle Stengers dans la postface de Rêver l’obscur, 1982

Dans le sillon de cette résidence, nous en profitons pour mettre en référence cette Trousse d’outils pour les alliées aux luttes autochtones.

À propos de l’artiste_

arkadi lavoie lachapelle présente sa pratique artistique comme étant multi, inter ou magidisciplinaire, et évoluant principalement à Tio’tia:ke (Montréal) sur un territoire Kanien’kehá:ka. Qu’elle se manifeste dans l’espace public, en galerie, lors de conférences ou d’événements clandestins, l’artiste cultive le paradoxe du geste performatif ; ça dérange, mais ça peut faire du bien en même temps. arkadi lavoie lachapelle a récemment présenté le projet Usine à mirage dans le cadre de l’événement en art actuel ORANGE, Saint-Hyacinthe (commissaires Isabelle et Marie-Ève Charron). Elle participe à l’organisation du festival VIVA! Art action et a été accueillie comme artiste en résidence et a présenté des actions à plusieurs endroits au Canada et en Europe.

Site Web de l’artiste.