35 ANS DE SCULPTURES ET DE CITOYENS / SCULPTEURS

MATHIEU GRENIER

Table ronde vendredi 08 mai de 17 heures à 19 heures avec Denys Tremblay Ronald Thibert Mathieu Valade Sylvie Tourangeau [LeLOBE]COMM_MGRENIER
En 1980, les citoyens de Chicoutimi ont pu voir la réalisation de l’un des plus ambitieux symposium de sculpture au Québec. Animés par la volonté
de créer un projet d’envergure internationale, les instigateurs du Symposium international de sculpture environnementale de Chicoutimi (S.I.S.E.C.)
lançaient un concours à l’issue duquel dix sculpteurs pourraient réaliser leur projet du 18 juin au 1er août 1980. Articulé autour du thème
L’environnement, la sculpture : Lieu autonome ou intégration a un lieu, cet événement aura un impact sans précédent sur la région du Saguenay –
Lac Saint-Jean et le milieu de l’art au Québec.

 

Aujourd’hui, les réminiscences du S.I.S.E.C. tiennent à quelques six sculptures dont deux des moins négligées se dressent encore sur le territoire du musée régional de la Pulperie de Chicoutimi. Faisant aussi l’objet d’une histoire très peu célébré, cet événement a pourtant jeté une base importante contribuant à l’élargissement de cette discipline ainsi qu’à son encadrement tant auprès du conseil des arts et des lettres du Québec, auprès du conseil des arts du Canada qu’auprès de la politique d’intégration des arts à l’architecture.

 

Qu’en est-il des problématiques de la sculpture aujourd’hui? Quel a été l’apport du S.I.S.E.C. à l’émancipation de cette discipline, tant au niveau
théorique, pratique que sociologique? Cette table ronde se veut un retour sur l’histoire d’un projet local d’envergure et sa contribution au milieu
artistique québécois.
L’artiste tient a remercier la généreuse collaboration de Alain Corneau pour son film La parole aux sculpteurs (1980) ainsi que Richard martel, Jean-jules Soucy et Denys Tremblay pour leurs archives privées du S.I.S.E.C.

 

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Mathieu Grenier (né en 1985) vit et travaille à Montréal, où il a complété un baccalauréat à l’UQÀM. À travers sa pratique de l’installation et de la photographie, il interroge les relations entre l’artiste, le travail créatif, le spectateur, l’oeuvre et le contexte d’exposition. Parfois de nature référentielle, son travail fait appel à la mémoire pour reconstituer une certaine histoire des oeuvres.
Son travail a récemment été présenté dans le cadre d’expositions individuelles à Montréal au centre Arprim et à la galerie Roger Bellemare. Il a récemment reçu le prix Charles Pachter pour
jeune artiste émergent canadien de la fondation Hnatyshyn

 

Photos © Benoit Larouche
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