HISTORIQUE

En 1993, animés par le désir de diffuser dans un contexte de production, les artistes de l’atelier L’Oreille coupée fondent le LOBE. À cette époque, c’est un sous-espace de 200 pieds carrés prélevé à même la zone de travail que se partagent ces artistes (Marie-Josée Beaubien, Édith Bergeron, Carl Bouchard, Claudine Cotton, Patrice Duchesne, Madeleine Doré et Gérald Ouellet). Pendant les cinq premières années du LOBE, les activités sont entièrement gérées, supportées et financées par les artistes de l’atelier.
Convivial, le LOBE des premiers jours devient rapidement un lieu de diffusion réputé pour son accueil et la singularité des projets exposés. Des pratiques émergentes sous-représentées, voire d’avant-garde trouvent leur place. Au cœur d’un atelier de création, il devient un lieu d’échanges inédits incitant au risque, au décloisonnement des pratiques et à l’innovation. Ces assises fondatrices imprègnent toujours le LOBE.
À partir de 1996, année de son adhésion au Regroupement des centres d’artistes autogérés du Québec (RCAAQ), le LOBE se concentre résolument sur la diffusion de projets créés en résidence. Cette orientation névralgique en fit l’un des premiers centres d’artistes québécois doté de cette particularité. Malgré le fait qu’entre ses murs cette pratique soit florissante, il est encore aujourd’hui l’un des rares lieux au Québec réservant l’ensemble de sa programmation régulière à soutenir et à diffuser des œuvres produites en résidences. Il est dans ses objectifs actuels de participer activement à l’évolution et à l’inscription de cette approche.